Samedi 5 janvier 2008
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17:16
Comment bien commencer une année? Et bien pour ma part, je me suis dit, quoi de mieux qu'un blog? Je n'ai pas forcément le temps (ou l'argent) d'appeler vers la France
souvent donc, avis à ceux qui disposent d'internet, la Blonde file de ses nouvelles ici même!
Me voilà donc à Edinburgh, capitale Ecossaise, depuis quasiment deux mois à présent. Quelques jobs, par-ci, par-là mais rien de bien définitif ni de bien épanouissant.
J'admets que la vie ici est vraiment très différente. Pour avoir vécu une année en Allemagne, sans problème d'acclimatation (sauf pour les -15°C en février en pleine journée), je
dois dire qu'ici, c'est pas pareil.
Les gens tout d'abord. Oui, je suis blonde, oui, j'ai le visage carrée comme les gens du nord, non je ne suis pas une Allemande, une Danoise, une Norvégienne ou un Suédoise.
- "No, I'm not. I'm French"
- "Really?"
Pour eux, les Françaises sont petites, maigrichonnes, et châtain. Un genre de Audrey Tautou, mystérieuse et un peu déjantée, mais charmeuse et complice. J'ai de quoi les perturber avec mon physique
d'Allemande sportive et mes fringues "européennes". Dans la rue, les gens ne se gênent pas pour vous dévisager, voir même vous interpeller pour savoir où vous avez acheter votre bonnet, votre sac,
votre veste, si vous portez des lentilles parce que les yeux verts ils en ont quasi jamais vu, si vous êtes en vacances, étudiante ou si vous travaillez...
Au début, j'étais contente de pouvoir bavarder avec de parfaits inconnus, de plus que je ne connais personne ici. Mais les écossais sont assez prudes, même les jeunes et certains n'oseront jamais
aborder le sujet d'une possibilité possible d'éventuellement envisager d'échanger les numéros de téléphone. What a shame!
J'ai remarqué cela en demandant à un mec, avec qui je discutais déjà depuis une demi heure au milieu de trottoir de Princes Street, son numéro de téléphone. Sur le coup, j'avais l'impression que
j'avais demander de travers. Il avait ouvert de grands yeux et au bout de deux secondes de blocage, il commenca à chercher son portable. Après en avoir reparlé avec lui, il m'avoua que ce n'était
pas trop dans son habitude d'avoir une fille qui demande son numéro et aussi que généralement, l'échange de numéro s'opère quand l'option "je veux te revoir un soir pour me murger et/ou
passer la nuit avec toi" est envisageable pour l'un des deux. En gros, j'avais fait un pas pour passr une nuit de folie et non pas me faire un ami.
Mais lorsqu'on regarde avec une loupe, certains comportements diffèrent totalement. Les femmes ici sont majoritairement vulgaires. Je veux dire qu'elles se foutent complètement de ressembler à un
sapin de noël, si Victoria Beckham l'a été le week-end dernier, alors elles aussi le peuvent. Ouais, seulement la Posh n'a pas un excès de 30kg... En France, on ne verra pas quelqu'un de costaud
mettre des jupes rases avec un haut ouvert jusqu'au nombril. Ici, c'est monnaie courante. Si elles ont une corpulence "normale" alors elles ne font rien pour s'arranger. Cheveux multicolores,
coupes faites par un mioche de 4 ans pendant qu'elles dormaient, maquillage à gratter au couteau de peintre en rentrant chez elles, style vestimentaire qui rendrait malade un daltonien...
Rassurez-vous, il n'y a pas que de cela dans le coin. Il y a aussi des personnes du continent! Je plaisante, mais la majorité sont comme ça. Du moins la majorité que j'ai vu.
Une chose cependant, vous pouvez sortir habillé avec un sac poubelle, cela ne choquera personne. La mode ici, il n'y en a pas vraiment, libre de s'habiller comme on veut sans subir de regards ou
remarques désobligeants. Et ça, c'est définitivement un bon point.
Donc, pour en revenir à l'échange de numéro, les nanas n'ont pas grands complexes. Le soir, il est fréquent de voir des gens rentrés complètement éméchés chez eux, seul ou pas. Toutes les semaines,
le vendredi généralement, c'est "drinks" avec les collègue de boulot et votre/vos chefs. Durant la semaine, les interactions entre les gens sont moindres. Vous ne faites pas la bise à vos
collègues, vous ne leur serrez même pas la main, un simple "hello" suffit largement. Dès l'enfance, les petits british apprennent à avoir leur espace propre et personne n'est autoriser à y pénétrer
et encore moins à les toucher. En France, on n'hésite pas à interpeller en touchant l'épaule, à s'appuyer sur la chaise d'un collègue etc... Ici, "God no!". Pourtant, dès le vendredi soir, à
l'apéro du bureau (dans les bureaux même ou dans un pub) les barrières se dissipent avec l'alcool. Vos collègues n'hésiteront pas à poser une main sur votre postérieur dès que le compteur affiche
un demi gramme dans chaque bras, votre patron aura l'envie soudaine de tâter de la poitrine, et les collèguent féminines ne feront pas grands cas de tout cela, repoussant la main sur leur derrière
ou leurs seins calmement tout en continuant de discuter avec vous. Des couples "coup de la soirée" disparaitront au fur et à mesure mais lundi, personne n'en dira rien. Comme si rien ne s'était
passé. Vous pouviez avoir danser le nez de votre chef entre vos seins sur une table dans un pub bondé et être partie ensuite avec le responsable photocopieuse, on mettra tout cela sur le compte de
l'alcool et non sur votre propre personne.
Cela se passe dans les soirées apéro du boulot généralement, mais des gens qui ne se connaissent dans un pub peuvent arriver à la même chose. L'alcool est pardonnable, profitez-en.
Chanceuse que je suis, c'est écrit "européenne" sur mon front. Les hommes, pour mon plus grand bonheur, se controlent donc un peu plus, se doutant qu'une baffe est vite arrivée. J'ai eu quand même
l'honneur d'un:
- "I wish you were drunk... and let me be closer to you"
- "I don't think I can be drunk enough to let it happen"
Sortir cela, accompagné d'une méga sourire, ca vous ruine un homme pour la soirée. Bien sur, je ne sortirai pas cela à tout le monde mais le responsable stabylo n'est pas mon genre du
tout!
Par La Blonde
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Publié dans : La vie d'une Blonde
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